Fabriqué en France

L'Observatoire Vertical, le projet

 

"Montbard : un projet d’observatoire vertical sous le signe de Buffon."

"La maire de Montbard Laurence Porte a lancé, le 1er  juillet, un projet d’observatoire vertical, visant à valoriser le parc Buffon. L’idée est d’allier l’esprit du célèbre naturaliste, la création autour du métal et la mise en valeur de plantes champêtres.

Par Cécile ROUX - 06 juil. 2019 à 06:00 | mis à jour le 07 juil. 2019 à 13:14 - Temps de lecture : 2 min
À gauche, le premier des prototypes imaginés par le designer Raphaël Campagnari. Le nom du projet, proposé par le directeur artistique Franck Dujoux, fait référence à la tour transformée par Buffon en observatoire au XVIII e siècle. Photo Franck DUJOUX.

 

La création contemporaine va se confronter à l’Histoire. Lundi 1er juillet, Laurence Porte, maire de Montbard, a donné le coup d’envoi du projet d’observatoire vertical, qui sera mené sur trois années. Destiné à « valoriser le parc Buffon », il va consister à conjuguer « le métal et la nature », à travers l’utilisation de tuteurs en acier oxydé, autour desquels s’enrouleront des plantes grimpantes, expérimentées par Georges-Louis Leclerc de Buffon, le célèbre naturaliste.

« Pour mener à bien ce projet, interviennent Raphaël Campagnari, designer de la société Made in les Ateliers, le directeur artistique Franck Dujoux, la photographe Claire Jachymiak, le service espaces verts de Montbard, le musée Buffon, le lycée professionnel Eugène-Guillaume, l’EAJ (établissement d’activités de jour), qui dépend de l’ESAT (établissement et service d’aide par le travail), et à terme on l’espère les écoles », souligne Laurence Porte.

Cette année, plusieurs prototypes vont être installés, sous les serres municipales, dans le cadre d’une phase expérimentale.

Des variétés champêtres

« Nous allons travailler sur un tuteur qui va rester souple dans l’espace, sur des arches – liées par des morceaux de noisetier – ainsi que sur un petit kiosque, sous lequel deux personnes pourront s’abriter », précise Raphaël Campagnari. Le principe ? Découper dans de l’acier des formes géométriques qui, une fois dépliées, visent à maintenir et guider les tiges, en les éloignant de la structure métallique.

Des jeunes du lycée Eugène-Guillaume fabriqueront les prototypes, à l’aide d’une machine numérique, qui permet de découper la tôle en plasma. « L’idée, c’est de valoriser nos élèves au travers de projets pour le territoire et de leur ouvrir une fenêtre culturelle vers des domaines dont ils sont éloignés », indique Rémy Heyte, proviseur du lycée Eugène-Guillaume.

« L’an prochain, le projet entrera dans une deuxième phase avec une exposition éphémère au parc Buffon, avant d’être implanté, la troisième année, de façon pérenne, au jardin pédagogique de l’Orangerie, qui doit être achevé en 2020, poursuit Laurence Porte. Ce projet va vraiment allier l’esprit de Buffon, la création autour du métal et la dimension écologique à laquelle nous sommes très attachés. » Parmi les plantes qui seront utilisées, on peut citer le chèvrefeuille, le jasmin, des rosiers, des clématites, du houblon, de la vigne, du lierre et des pois. « Le lien avec Buffon est très important », note Lionel Markus, directeur du musée et du parc Buffon. Franck Dujoux ajoute : « Nous allons toucher des publics très différents ». D’après la maire de Montbard, l’une des ambitions est « de se servir de ce projet comme support d’apprentissage et de compréhension ».